Archives par mot-clef : Sarkozy

Non, Eric W. n’a pas menti

Non, pas du tout, il est tout simplement affecté d’une mémorable lenteur synaptique et d’une considérable diminution des facultés d’adaptation sociale (qui pourrait vraiment sourire comme ça sans passer pour un serial killer?).

Vous ne souhaitez pas « inacceptablement dénigrer » un pauvre homme affecté d’un handicap lourd tout de même? Il n’a pas menti lorsqu’il a affirmé ne pas connaitre PdM, avant d’admettre que peut être son nom ne lui était pas si étranger que cela. Il a juste mis du temps à faire la connexion. Après cela, pour dire s’il est honnête – mais terriblement lent à se souvenir le pauvre bougre – les médias tenant lieu de pense bête pour notre étourdi maladif, il s’est même rappelé l’avoir rencontré, trois fois,. Quelle tête en l’air honnête que ce monsieur W.

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Taxe professionnelle, le jeu de dupe de l’Etat

Un soir un petit homme a décidé que décidément tout cela ne lui plaisait plus. D’ailleurs la mesure était bien impopulaire au sein de ces Hommes et Femmes de biens, ceux qui font ruisseler  la richesse jusqu’aux millions de salariés qui peuvent alors oisivement partir 5 semaines en congé, acquérir le dernier écran plat 47″ et cette merveille d’Ipad, décidément ils sont forts chez Apple.

Autour d’un verre, la sémillante Laurence P avait lâché une réflexion  d’une finesse longtemps inégalée :

« la taxe pro c’est vraiment de la merde en boite, on dirait le corned beef de la fiscalité »

N’écoutant que son courage, et le désir fiévreux de faire plaisir à ses contributeurs de campagne aux forces vives de la nation, le petit homme fit le choix, sur la base de cette formidable argumentation, de faire la peau à la vilaine taxe qui fait rien qu’à faire pleurer dans les usines. Soit.

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Mes mots sur ta bouche (#2)

L’occasion était trop belle ne pas se faire plaisir avec une photo tout en délicatesse. Un moment privilégié, deux heures de discussion entre hommes, sans que l’un ne pousse la goujaterie jusqu’à poser des questions qui dérangent à l’autre. En somme une soirée entre gentlemen, dans un petit hôtel cossu, comme dans les clubs so british d’antan.

« Ecoute  moi bien mon très petit pote, si je te vois mettre trois  « Figaro » sous tes fesses pour me faire passer pour un nain je te fais enlever par le GIGN et déporter en Ouzbékistan pour y être vendu comme esclave sexuel, on se comprend? »

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L’insulte élevée au rang d’art par le cinéma

L’insulte est désormais partout, dans la rue, au salon de l’agriculture, sur les ports de pêche, dans les vestiaires de foot… Elle n’est plus l’apanage des seuls titis parisiens, des couches « basses » de la population mais se répand, ou se dévoile, jusqu’au sommet (même si certains n’étaient déjà pas connus pour leur délicatesse), et trouve désormais sa place dans toutes les couches de la population.

S’il faut y voir un délitement assez prononcé de l’usage du français, et une forme désormais non trangressive de la relation interpersonnelle, au point pourrait-on espérer que l’on fasse preuve d’un peu plus de créativité le classique et très banal appel à des pratiques sexuelles utilisant les voies non classiques.

Au cinéma, cet éructation prend souvent une tournure plus inventive puisque non spontanée.  Florilège en anglais.

http://www.youtube.com/watch?v=PSEYXWmEse8

On pourra toujours accuser le 7ème art de banaliser l’usage de ces mots peu compatibles avec un débat public serein, o pourrait aussi goûter que dans une société de plus en plus tentée par une telle dérive, les élites républicaines fassent montre d’un peu plus de retenue. Ou de créativité.

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Mes mots sur ta bouche (n°1)

Renaissance d’un petit jeu né sous l’empire de l’ancien blog, avec ce nouveau numéro de « Mes mots sur ta bouche ». Petite variante cette fois-ci, toutes les images sont tirées  du site présidentiel, c’est bien plus drôle comme ça.

« Deux ans et demi après vous avez encore besoin des noms de vos petits copains sur des petits cartons, ça c’est une équipe soudée, vous êtes une belle brochette de branquignoles »

« Ahahahahah Boris était bien plus drôle que vous mais comme j’ai des rafales à vous refiler on va dire que vous êtes un peu le Jean Roucas russe mon cher Dimitri ! »

« C’est sûr, c’est pas Elena Basescu mais bon, au moins elle elle sait aligner deux mots sans se tromper, c’est déjà ça. Nein nein, ça veut dire quoi déjà? »

« Toi tu vas m’ôter ce sourire en coin ou tu vas filer garder les pingouins aux Kerguelen »

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Guy si tu m’écoutes…

Guy mon petit. On ne se connait pas et pour tout te dire, si ton nom ne m’était pas inconnu, il n’évoquait pas grand chose. Ou alors un léger parfum un peu suranné de résistance, d’enfance perdue au coeur de la guerre. Rien de plus.

J’apprends ce jour que tu es mort fusillé, à 16H parait-il, drôle d’heure pour mourir. Entre le déjeuner et le dîner, moment bâtard où l’on se sustente, toi c’est à cette heure là que les allemands ont choisi de t’ôter la vie.

Ne serais-ce ta lettre1 et ce statut de martyre, personne n’aurait jamais entendu parler de toi. Sois rassuré Guy, tu es désormais célèbre, et aucun écolier français n’ignorera ton nom. Tu peux remercier notre nouveau président qui n’eut de cesse de te citer, de t’invoquer, d’évoquer ta mémoire, la brandissant comme un étendard de vertu républicaine, toi le communiste, toi le résistant.

Je dois t’avouer, cher Guy que je n’avais pas lu ta lettre et son insignifiance historique me laisse de marbre. Oh bien sûr une telle indifférence permettra aux plus lisses de me jeter des pierres et l’opprobre qui sied aux apostats, mais je n’en ai cure.

Bien évidemment on pourra ne pas rester insensible à l’appel que tu lances à ta mère, lui enjoignant d’être courageuse. On pourra aussi trouver glorieusement héroïque le sacrifice que tu as fais, et l’on célèbrera encore longtemps cette maturité qui se dégage de tes propos. Toi qui à 16 ans quittait l’adolescence sur le chemin forcé de la guerre, tu es désormais la bannière d’un monde d’avant, idéalisé.

Mais quelle idée d’ériger en pierre philosophale d’un idéal républicain, la lettre d’amour d’un ado à sa famille? Dans quelle indécente faconde s’est vautré Nicolas Sarkozy, mettant tes mots dans sa bouche, impudente dépossession à des fins électoraliste de ta fin? Celle que tu avais choisi, à laquelle tu ne pouvais pas ne pas t’être préparé. Résister c’est oser, tu osa plus que ne le pourra jamais notre indicible incontinent verbal présidentiel.

J’aurais aimé que cette lettre reste intime, personnelle, cachée au fond d’un tiroir, mouillée des larmes de ta mère et imbibée de la fierté de ton père. Tu as donné ta vie en espérant que cela servirait à quelque chose. Elle a servi l’ambition personnelle d’un homme racoleur et populiste.

Je ne te connais pas Guy, et je m’avance probablement, mais je ne crois pas que tu aurais aimé cela.


  1. Que Koz et le Capitaine reproduisent pieusement, je me demande si je ne suis pas définitivement obtus aux effusions républicaines [back]
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